





















Photographe-voyageur, j’aime bien découvrir des villes du monde muni de mon appareil photo. Sensible aux écrits de Henri Cartier Bresson sur la pratique photographique (instant décisif, hasard objectif…) et ses compositions géométriques qui laissent la place à l’homme et à l’architecture, je parcours ces grandes métropoles avec un œil qui scrute l’environnement.
L’architecture permet la forme du monde auquel nous appartenons ; elle est à la fois la configuration de l’expérience humaine la plus intime et responsable de notre façon (publique) de vivre ensemble.
Les grandes villes dans le contexte d’un marché mondialisé, pour les touristes sont devenues des images spectaculaires, sans corps, des espaces désincarnés, de simples décors.
Reste à savoir si les passants, les habitants, les touristes, découvriront d’autres sensations personnelles, corporelles et intellectuelles dans cette reproduction décorative de l’espace urbain.
Personnellement, j’aime bien m’y promener mais ne suis pas dupe : cette architecture basée sur des proportions ou des exploits architecturaux veut nous impressionner et peut-être nous faire perdre nos repaires spatiaux et temporels.
Ces endroits de passage pour nous simples touristes, peuvent être difficiles à vivre pour les quelques habitants qui y résident. Se promener dans le quartier de la Défense à Paris est une expérience parfois déroutante… y vivre à coup sûr plus compliqué, à moins d’aimer l’anonymat.